A. Le cadre de lexpertise
Une récente conférence de consensus est parue sur ce sujet. Au-delà de la fonction dexpert des tribunaux, les consultations pour avis se multiplient : procédure dadoption, médecin du travail qui nous interpelle sur un cas de harcèlement, enseignant sur une difficulté dadaptation etc. Acceptons-nous sans hésiter cette fonction ? Restons-nous thérapeutes quand nous l'exerçons ? Passe-t-on facilement dune position à lautre ?
B. Le secret face à la loi :
La nécessaire prise en compte de l'opacité du sujet s'oppose toujours à l'exigence de transparence des tutelles. La tension dialectique entre ces deux termes, source de lutte mais aussi d'élaboration, se voit radicalement déséquilibrée par la loi de réforme de l'Assurance Maladie du 14 août 2004. Cet atelier se propose d'étudier lincidence de ces nouvelles mesures à partir de quelques exemples cliniques.
C. La Psychiatrie face au panier de soins :
Le panier de soins est dans lair du temps et nos pratiques risquent den être bouleversées. Peut-on distinguer en psychiatrie plusieurs types de soins ? Quels critères permettrait alors de les inclure ou les exclure du panier de soins ? Au-delà, cela ne nous interroge-t-il pas d'abord sur la problématique des limites et de ses ressorts psychodynamiques ?
D. Du psychiatre prescrit à linjonction thérapeutique :
Des demandes de soins émanant de confrères, de psychologues (scolaires entre autres), de la famille pour un enfant ou dun conjoint jusquau magistrat prescrivant le traitement comme il le fait dune peine, le psychiatre est souvent prescrit. Comment réagissons-nous en pratique ? Les dysfonctionnements sociaux, moraux, relèvent-ils toujours de la psychopathologie ? Contradiction indépassable, gageure ou oxymore, comment nos pratiques sarrangent-elles de linjonction thérapeutique ?
E. Quest-ce quun protocole ?
Loin des grilles de lecture simplificatrices et des conduites à tenir stéréotypées qui ne sont pas notre objet, navons-nous pas pour autant des manières de faire intangibles qui nous gardent de dérives éventuellement redoutables pour l'efficacité thérapeutique et la qualité du travail ? Nos premiers mots lors dune prise de rendez-vous, notre manière de nous tenir face au patient, ont-ils valeurs de protocoles ? Quand y dérogeons-nous ? Pourquoi ? Quest-ce qui nous incite à les conserver ?